4ème et 5ème titres publiés : L'INSTITUCOEUR et GRAINE DE RENTRÉE


L'INSTITUCOEUR et GRAINE DE RENTRÉE, Collection Myriades-Maximômes, Editions Epigones, 1997.

"Pour chaque homme qui a réussi, il y en aura toujours un autre qui dira : - J'étais à l'école avec lui ! " (Earl Joseph Wilson) 

 
 

Ah, toutes les sonneries d'école pouvaient sonner comme l'harmonica de l'intro dans "School" de Supertramp...




  Etiez-vous à l'école avec Thibaud, Yasmina, Ben, Céline, Mademoiselle Bruyère et Monsieur Chanterelle ? 

                                 Moi, oui, en tout cas dans ces deux petits romans, que je mets ici ensemble, parce qu'ils font partie de ce qui promettait d'être une série. Mais toutes les collaborations auteurs-éditeurs ne sont pas forcément des bonnes pioches. Dommage, créér une série est mon rêve récurrent et l'univers de ces deux histoires un peu pagnolesques, bien qu'ultra-classiques (j'ai carrément écrit au passé simple !) était très agréable.

Le ton de ces deux romans est assez léger, en fait presque parodique. Peut-êtte que j'avais un chouïa trop lu Pagnol et Pennac. Mais ma série promettait quand même d'avoir son petit ton bien à elle. Les démons dieux de la mauvaise l'édition en ont décidé autrement.
 
Le résumé des deux histoires : 
Thibault est un élève ordinaire. Thibault est un Sauveur de l'Humanité. Ne rayez pas la mention inutile, les deux sont tout aussi exacts. Quand il voit Monsieur Chanterelle soupirer d'amour vers Mademoiselle Bruyère, qui elle même soupire de langueur après son Sud natal, il se dit que ça ne peut plus durer. Ces satanés adultes ne sont pas idiots, juste un peu bouchés et ils ont juste besoin d'un lééééger coup de pouce. Comment ça, pas si léger ? Oui, eh bien seuls ceux qui ne tentent rien n'obtiennent rien. Thibeud, sa chérie secrète, son idole Yasmina, Ben et Céline n'ont plus qu'un objectif : rapprocher ces deux âmes adultes esseulées. Y arriveront-ils ? Une graine de rentrée peut-elle donner un arbre d'amour ? Réponse dans votre imagination, ou dans la suite de la série, si jamais elle existe un jour (il y a des  très bons sites de pétition sur internet :-)

Quelques réactions, par mes  très chers amis de l'école Bizu, en Mayenne (que de bons moments partagés ensemble :-)

J'aime bien la scène à l'épicerie et l'invention de la lettre d'amour et aussi quand l'instituteur traîne des pieds.

Jennifer

 

C'est bien grâce à Thibaud, Ben, Céline et Yasmina qui trouvent des idées pour rendre Mlle Bruyère heureuse.

C'est marrant quand M. Chanterelle marche en traînant les pieds et que ses lèvres retombent. Je l'imagine bien.

C'est triste car Mlle Bruyère est loin de son pays. Elle est triste à imaginer.

C'est drôle lorsque M. Chanterelle dit que les Alpes partaient en migration pour l'Afrique et que l'on pouvait cueillir des cigognes bien mûres en Alsace au printemps.

Noémie

 

Moi, mon père, il élève des lapins et Stéphane Méliade, il élève des livres.

Etienne

(maintenant, vous savez de qui vient le sous-titre de mon blog :-)

 

Le texte est drôle sans éclater de rire et triste sans pleurer.

Abellia.

Ce que je préfère : Le côté un peu pagnolesque. La fraîcheur et l'humour de l'ensemble qui sonnent assez juste. Le fait d'avoir donné un accent à une belle une jeune femme, au lieu de tomber dans la facilité de créer un pseudo-Fernandel. L'adorable capacité de Thibaud à créer des catastrophes. Et dans le deuxième, la rivalité entre Thibaud et Sylvain.

Si c'était à refaire : La même chose, mais chez un autre éditeur :) Je regrette que la série n'ait pas continué. Sans doute aujourd'hui, je la ferais un peu moins "années 60". J'étofferai un peu plus le personnage de Yasmina.

 Un extreit : 

"- T'as pas un pot de colle ? 
C'était lui, le pot de colle. J'explosai. Je vidai toute ma trousse sur la table et criai : 
- Vas-y ! Prends tout ! Et, puis, pendant que t'y es, si t'as froid aux pieds, je te passe mes chaussettes 
!"


Le plus joli dans tout ça ? 
Les CM2 de Bertrand Barrilly, à Confolens en Charente (là où tout a commencé pour moi en 95, la terre natale du moi-auteur, à jamais chérie comme telle, pour moi ça se passe toujours "quelque part sur la terre", jamais seulement dans la pensée) m'ont réservé une suprise assez passionnante :  ils m'ont remis des lettres qu'ils m'avaient écrites, au nom des personnages en particulier sur le deuxième tome, "Graine de rentrée". Certains des personnages étaient satisfaits de leur traitement, les autres non, et ils s'en ouvraient à leur auteur. 
C'était extrèmement intéressant, j'ai adoré leur démarche. Si je remet un jour la main sur ces lettres, j'en scannerai une pour cet article.